Illustrations patrimoniales
7 cas concrets
d'investissement en SCPI
Des situations patrimoniales courantes, illustrées par des exemples chiffrés. Chaque cas correspond à un objectif précis que la SCPI de rendement permet d'atteindre.
S'affranchir de la gestion locative classique
La situation de Monsieur et Madame Dupont
Monsieur et Madame Dupont, tous deux quinquagénaires, possèdent un appartement locatif T3 à Toulouse acheté il y a 12 ans. Ce qui devait être un investissement patrimonial serein s'est transformé en source de tracas permanente.
Deux impayés de loyer en cinq ans, dont un contentieux judiciaire de 18 mois. Des travaux de ravalement votés par la copropriété à hauteur de 14 000 euros. Un locataire sorti en laissant le logement dans un état nécessitant 6 000 euros de remise en état. Et dernièrement, un durcissement de la législation sur les passoires thermiques qui impose un DPE à refaire et des travaux d'isolation à planifier.
Le rendement net réel de leur investissement, une fois tous les frais déduits, est tombé en dessous de 2,5%. Ils sont lassés et souhaitent conserver une exposition à l'immobilier sans aucune de ces contraintes.
La stratégie mise en place
- Vente de l'appartement locatif : 185 000 euros nets
- Réinvestissement en parts de SCPI diversifiées sur 3 gestionnaires
- Rendement moyen du portefeuille : 5,5% brut, soit environ 10 175 euros de revenus annuels
- Zéro gestion locative, zéro travaux, zéro contentieux
- Diversification sur plus de 300 immeubles et des centaines de locataires
- Possibilité de revendre tout ou partie des parts sans contrainte de marché local
Préparer sa retraite via la nue-propriété
La situation de Madame Martin
Madame Martin, 51 ans, est directrice commerciale dans une ETI lyonnaise. Elle perçoit des revenus confortables et se situe dans la tranche marginale d'imposition à 41%. Son objectif : se constituer un complément de retraite pour ses 64 ans, sans alourdir davantage sa fiscalité pendant les 13 années restantes.
Elle dispose d'un capital de 120 000 euros issu d'une succession, actuellement placé sur un fonds euros à 2,2%. Elle cherche un investissement qui ne génère aucun revenu imposable pendant sa phase d'activité, mais qui produira des revenus réguliers au moment précis de son départ à la retraite.
Contrairement aux dispositifs type Pinel qui imposent des durées rigides de 6, 9 ou 12 ans, la nue-propriété de SCPI permet de calibrer la durée du démembrement de manière précise sur l'horizon de retraite souhaité.
La stratégie mise en place
- Acquisition de nue-propriété de SCPI pour une durée de 13 ans
- Clé de nue-propriété : 62% (SCPI à rendement de 5,5%)
- Capital investi : 120 000 euros en nue-propriété
- Pleine propriété reconstituée à 64 ans : 193 548 euros
- Revenus annuels estimés à la retraite : environ 10 645 euros/an, soit 887 euros/mois
- Pendant 13 ans : aucun revenu imposable, aucun IFI sur ces parts
Financer les études via le démembrement
La situation de la famille Moreau
Monsieur Moreau, 54 ans, cadre supérieur, souhaite financer les études supérieures de sa fille Clara, 19 ans, qui entre en école de commerce pour 5 ans. Clara est fiscalement détachée du foyer de ses parents et dispose de ses propres revenus nuls ou très faibles.
Monsieur Moreau a un capital de 80 000 euros à affecter. Son objectif est double : générer des revenus pour Clara pendant ses études, pratiquement sans impôt pour elle, et récupérer la pleine propriété des parts pour préparer sa propre retraite.
Rappelons qu'un contribuable célibataire n'est imposable qu'à partir d'environ 14 000 euros de revenus annuels. Clara, étudiante détachée fiscalement, ne paiera donc aucun impôt sur les revenus SCPI perçus tant qu'elle reste sous ce seuil.
La stratégie mise en place
- Monsieur Moreau acquiert la nue-propriété pour 5 ans (clé : 78%)
- Clara acquiert l'usufruit temporaire pour 5 ans (clé : 22%)
- Investissement de Monsieur Moreau : 62 400 euros
- Investissement de Clara (don familial) : 17 600 euros
- Revenus annuels pour Clara : environ 4 400 euros/an, non imposés
- Dans 5 ans : Monsieur Moreau récupère la pleine propriété de 80 000 euros de parts
Rentabiliser la trésorerie de l'entreprise
La situation de Monsieur Leroy, dirigeant
Monsieur Leroy, 52 ans, est gérant d'une SARL de conseil en ingénierie qui dégage chaque année une trésorerie excédentaire significative. 250 000 euros dorment sur un compte courant professionnel à rendement nul. L'utilisation de l'usufruit temporaire de SCPI pour rémunérer la trésorerie d'entreprise est devenue une stratégie assez courante.
En revanche, ce qui l'est beaucoup moins — et c'est dommage — c'est de combiner cette opération avec l'acquisition de la nue-propriété par le dirigeant en son nom propre, pour préparer sa retraite. La société satisfait un besoin réel de rémunération de trésorerie sans que cela constitue un acte anormal de gestion ou un abus de bien social, tandis que le dirigeant prépare ses revenus futurs.
La stratégie mise en place
- La SARL acquiert l'usufruit temporaire pour 10 ans (clé : 35%)
- Monsieur Leroy acquiert la nue-propriété en nom propre (clé : 65%)
- Investissement de la SARL : 87 500 euros — amortissables sur 10 ans
- Revenus annuels pour la SARL : environ 13 750 euros/an
- Investissement de Monsieur Leroy : 162 500 euros
- Dans 10 ans : Monsieur Leroy récupère 250 000 euros de parts en pleine propriété
- Revenus estimés à la retraite : environ 13 750 euros/an
Maîtriser sa tranche marginale d'imposition
La situation de Monsieur et Madame Bernard
Monsieur et Madame Bernard sont jeunes retraités. Leur revenu fiscal de référence est de 78 000 euros pour le couple, ce qui les situe dans la tranche marginale à 30%. La tranche suivante, à 41%, démarre à 82 342 euros. Ils disposent de 150 000 euros d'épargne et souhaitent des revenus complémentaires sans franchir la tranche supérieure.
L'avantage majeur des parts de SCPI en pleine propriété est de pouvoir calibrer au centime près le niveau de revenus complémentaires. Contrairement à un investissement immobilier physique où le loyer est fixe et indivisible, les parts de SCPI permettent d'ajuster finement le montant investi pour rester dans la tranche souhaitée.
La stratégie mise en place
- Marge disponible avant la tranche à 41% : 4 342 euros/an
- Investissement calibré : environ 78 000 euros en SCPI à 5,5%
- Revenus bruts annuels : 4 290 euros — en dessous du seuil de bascule
- Solde de 72 000 euros placé en nue-propriété temporaire pour augmenter les revenus ultérieurement
- Aucune bascule dans la tranche à 41%, économie fiscale préservée
Sortir de l'assiette de l'IFI
La situation de Madame Garnier
Madame Garnier, 58 ans, veuve, dispose d'un patrimoine immobilier net taxable de 1 450 000 euros, juste au-dessus du seuil de 1 300 000 euros. Elle est assujettie à l'IFI et souhaite réduire son assiette. Elle dispose de 200 000 euros en liquidités issues de la vente d'un bien.
En acquérant uniquement la nue-propriété de parts de SCPI via un démembrement temporaire, les parts n'entrent pas dans l'assiette IFI du nu-propriétaire. C'est l'usufruitier qui est redevable de l'IFI et qui déclare 100% de la valeur en pleine propriété, quand bien même il ne détient que la valeur de l'usufruit. Dans la plupart des cas, cet usufruitier n'est pas lui-même assujetti à l'IFI.
La stratégie mise en place
- Acquisition de nue-propriété de SCPI pour 7 ans (clé : 72%)
- Capital investi : 200 000 euros en nue-propriété
- Valeur en pleine propriété retirée de l'assiette IFI : 277 778 euros
- Nouveau patrimoine taxable : 1 172 222 euros, sous le seuil IFI
- Économie d'IFI pendant 7 ans
- Reconstitution automatique de la pleine propriété à 65 ans avec revenus
Profiter du régime micro-foncier
La situation de Monsieur Petit
Monsieur Petit, 45 ans, est propriétaire d'un petit studio loué 450 euros par mois à Paris (5 400 euros annuels). Il est au régime micro-foncier et bénéficie de l'abattement forfaitaire de 30%. Il souhaite investir 60 000 euros supplémentaires en SCPI et se demande s'il peut conserver le micro-foncier.
Contrairement à une idée reçue largement répandue, les revenus de SCPI en pleine propriété sont parfaitement compatibles avec le régime micro-foncier, à condition que le total des revenus fonciers bruts (studio + SCPI) ne dépasse pas 15 000 euros par an. C'est une opportunité souvent méconnue des conseillers eux-mêmes.
La stratégie mise en place
- Revenus fonciers existants (studio) : 5 400 euros/an
- Investissement en SCPI pleine propriété : 60 000 euros à 5,5%
- Revenus SCPI bruts : 3 300 euros/an
- Total revenus fonciers : 8 700 euros/an (sous le plafond de 15 000 euros)
- Abattement micro-foncier de 30% : seuls 6 090 euros sont imposables
- Simplicité déclarative conservée : une seule ligne sur la déclaration de revenus
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